52e fête de la jeunesse: Traditionnel adresse à la jeunesse : Paul Biya n’a pas surpris

 

Tout a tourné autour de la baisse progressive des menaces, de la possible embellie de l’économie et de la baisse de la solidarité internationale sans oublier le paternalisme habituel.

Si le discours a fini par donner les conseils avec lesquels on commence très souvent, ceux qui ont l’habitude des discours de Paul Biya n’ont vécu aucune surprise. La structuration était la même ; élégante et précise. En quinze minutes et sans surprise, le devoir a été accompli. Beaucoup d’éléments auraient pu se retrouver dans le discours du 31 décembre 2017. Peut-être pour donner une originalité à cet autre discours attendu, il a fallu qu’il garda certaines annonces. Il en a donc été ainsi le cas des projets de deuxième générations donc aucune compréhension ni aucune explication n’aurait permis que l’on y apprenne quoi que ce soit.  Si on voulait y trouver quelques originalités, il fallait aller la chercher dans l’annonce du chemin de fer qui trouverait sa rallonge vers Limbé et vers N’djaména toute chose qui aurait eu un sens dans le discours de politique générale du 31 décembre dernier. C’était à se demander si à un certain moment, le président de la république ne sachant d’avance ce qu’il allait mettre dans ce discours de la jeunesse, et pour les effets d’annonce habituelles, il a gardé celle-là pour celui-ci. Pour le reste, on n’y a pas trouvé grand-chose. Du budget de la formation de la jeunesse qui est en croissance progressive, 15% en 2018 supérieure à celui de 2017 et encore inférieure aux 20% projetés, aux 473.333 emplois crées en 2017 sur les 400.000 annoncés. L’autosatisfaction était au rendez-vous.

Le président de la république n’a pas oublié qu’il reste un père ; aussi a-t-il présenté les écueils de la facilité notamment en avertissant les jeunes du danger  de l’immigration clandestine. Dans cette lancée, le président de la république s’est félicité de la rencontre Union Européenne-Union Africaine d’Abidjan en décembre dernier, qui aura posé les jalons de ce que devra être la formation de la jeunesse gage de son insertion socioéconomique notamment en ce qui concerne la formation dans les nouvelles technologies.  L’Afrique devant être un continent essentiellement jeune au milieu de ce siècle, seule la formation et la bonne formation de la jeunesse pourraient permettre la résolution de l’épineux problème de l’emploi qui se pose avec acuité et qui le sera encore à cet horizon.

Certains partenaires s’étant engagés à aider le Cameroun dans cet effort, notamment l’Inde, le Japon, la Corée du Sud…, le Cameroun doit d’abord compter sur ses propres efforts. La résilience de son peuple constaté face aux différentes difficultés rencontrées ces temps derniers en est le gage s’il en était encore besoin. Le président se félicitera de ce que toutes les régions disposent d’au moins d’une institution universitaire ; il voulait ainsi faire reconnaitre les efforts sans cesse croissants de son gouvernement pour la formation de la jeunesse. Ce père n’a pas oublié d’attirer l’attention de la jeunesse sur les dangers d’une utilisation non judicieuse des réseaux sociaux, il a donc interpellé cette jeunesse à être des « internautes patriotes ». à tout prendre, pour une bonne jeunesse camerounaise soucieuse des responsabilités qui l’attendent elle devrait donc se donner les moyens de devenir actrice de son destin en s’inscrivant sur les listes électorales et en votant comme pour dire qu’en démocratie les peuples n’ont que les dirigeants qu’ils méritent et c’est par le vote qu’on les choisit.

François Ndi

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