Cameroun: Jeunesse capable et ambitieuse

 

Plusieurs jeunes se démarquent de nos jours de par leurs ambitions, leurs innovations et par la création des entreprises. Mais ces derniers sont découragés et pas pris en compte par le gouvernement.

Le manque d’emploi est la chose qui caractérise le mieux la jeunesse camerounaise. Ainsi, 40% des chômeurs sont diplômés de l’enseignement supérieur selon l’institut national de la statistique. Selon le rapport général de la diaspora sur le forum des jeunes organisé par le Minjec en février 2012, 72% des jeunes de moins de 35 ans n’ont pas d’emploi. Vu ce taux élevé de chômage, la jeunesse camerounaise a opté pour l’auto emploi. On a donc plusieurs jeunes qui sont à la tête des entreprises. Par conséquent, 90% de ces jeunes travaillent dans l’informel.

Plusieurs programmes ont pourtant été mis sur pied par le gouvernement pour résoudre le problème de l’emploi au Cameroun et en particulier celui des jeunes. Il s’agit du Pajer-u, du Piassi et du FNE. Le dernier en liste est le plan triennal « spécial jeune », qui avait été annoncé le 10 février 2016 par le chef de l’Etat lors de son traditionnel discours à la jeunesse. Et il avait été officiellement lancé le 11 janvier 2017. L’objectif visé par ce plan est de « faciliter et accélérer l’insertion socio-économique des jeunes ». Il est doté d’une enveloppe de 102 milliards. Ce Plan s’attarde sur l’agriculture, l’économie, l’industrie et l’innovation technique. Selon certains observateurs, sur 150.000 jeunes enregistrés pour le plan triennal « spécial jeune », seulement 37 ont reçu l’aide à hauteur de 450.000.000. Les objectifs du PTS-Jeunes sont louables. Les jeunes Camerounais rencontrent en effet de nombreux problèmes pour s’insérer dans la vie socio-économique, du fait du système éducatif qui ne les prépare pas vraiment à intégrer le monde du travail et à y être compétitifs. La conséquence, c’est que les jeunes Camerounais  faute de pouvoir intégrer les grandes écoles de formation, sont obligés de se lancer dans les petits métiers. Le taux de sous-emploi est de 81%  selon l’annuaire statistique du Minjec publié en 2015.

Cette jeunesse qui est active et intelligente n’occupe pas des postes stratégiques dans le gouvernement. La représentativité aux postes à responsabilités est extrêmement minime. On a par exemple 5% dans les conseils municipaux selon ce rapport. « Nous avons besoin qu’on nous fasse confiance en nous donnant des postes de responsabilités dans le gouvernement pour prouver de quoi nous sommes capables », nous confie Jean Kotto. Par ailleurs, le pouvoir législatif et exécutif est géré par les mêmes depuis 32 ans aujourd’hui. Plus de 49% des fonctionnaires camerounais seraient âgés de plus de 50 ans.

Christelle Nkolo

 

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