Conseil constitutionnel: Bah Oumarou Sanda : un magistrat de haut vol nommé membre du conseil

Bah Oumarou Sanda, membre du conseil constitutionnel

Né en 1940 à Garoua, département de la Bénoué, région du Nord, drapé pour la plus part du temps dans une gandoura blanche très réservé dans ses lunettes d’intello, M. Bah Oumarou Sanda est un magistrat de haut vol appartenant à la cuvée des premiers magistrats camerounais post-indépendance.

Marié et père d’enfants, ce juriste chevronné a exercé tour à tour à Douala et Nkongsamba dans la région du Littoral et à Bafoussam dans celle de l’Ouest. Ensuite, ce dernier a travaillé pendant longtemps comme secrétaire général adjoint de la chambre basse de notre parlement à savoir l’Assemblée Nationale avant d’intégrer le corps diplomatique plus précisément une brillante promotion dans les fonctions de l’Ambassadeur du Cameroun au Tchad. C’est à cette fonction d’Ambassadeur que le décret présidentiel du 7 février nomme ce natif de Garoua comme membre du conseil constitutionnel. Cette énième promotion de ce grand magistrat par le chef de l’Etat du Cameroun son excellence M. Paul Biya à ce  prestigieux poste mercredi dernier constitue à n’en point douter une marque de confiance du président à l’endroit de Bah Oumarou Sanda dont l’intégrité, la probité morale, la réserve, et l’expérience et la compétence professionnelles de l’homme est une réalité. Qualités d’ailleurs requises pour siéger au sein de cette illustre institution.

Rappelons que cette prestigieuse institution est consacrée par la constitution du 18 janvier 1996 et a comme compétences : la proclamation officielle des résultats sortis des urnes des différentes consultations électorale et référendaire, la gestion des conflits d’attribution entre l’Etat et les Régions, entre les Régions et entre les institutions de l’Etat. Le conseil apprécie et juge également la constitutionnalité des lois, en d’autres termes, si une loi est adoptée tant par l’Assemblée que le Sénat et qui n’est pas conforme à notre constitution le conseil a pour compétence de rejeter cette loi conformément à la règlementation en vigueur. Enfin, les décisions du conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours.

Youssoufa Hamadou Bello

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