ESEKA : LE NOUVEL ELDORADO DES ORPAILLEURS

chercheur d’or

Tout a commencé, il y’a un mois,   avec la découverte à song Matip, village de l’ancien vice-président de l’assemblée nationale, Mbombog Mayi Matip   d’un  caillou à forte conteneur  aurifère, depuis lors c’est chaque jour que l’on découvre un filon dans un quartier de la ville envahie par les orpailleurs camerounais et étrangers.

Selon des  estimations pas moins de 1000 personnes sont arrivées à Eséka ces deux dernières semaines. Chacune d’elle à la recherche du filon qui l’a rendrait riche. Résultat des courses, les trous se multiplient dans la ville, les fonds des  rivières sont dragués à une vitesse incroyable et les spéculations  agricoles  des champs sont  éventrées  à la recherche de l’or. Et cela crée  des litiges fonciers  interminables dans les  gendarmeries. Le  vol et l’insécurité qui avaient été jugulés des années durant  sont revenus avec force. Devant cette frénésie,  le  préfet du Nyong-et-Kellé a signé un arrêté qui interdit toute activité d’exploitation artisanale des substances minières à Eseka. Il demande aux Camerounais désireux de mener cette activité de se constituer en GIC ou en entreprise de l’artisanat minier. Cela en introduisant un dossier en vue de l’obtention d’une autorisation pour l’exploitation artisanale auprès de la délégation départementale des mines, de l’industrie et du développement technologique du Nyong-et-Kellé. Mais cela n’arrête personne.

Pendant ce temps,  du fait de l’afflux des populations,  la vie  est marquée à Eséka par une spéculation  incroyable.  Les prix des denrées  volent sur les  marchés. Le loyer des maisons  a été multiplié par 2. Une  chambre qui valait à l’époque 10.000F est accessible à  20.000Fcfa. Mêmes les bends-kinneurs selon des témoins « n’acceptent plus 150 FCFA, désormais c’est 300 FCFA ou rien. »  Si les commerçants se frottent les mains, c’est pas le cas des populations qui ne mâchent  pas leurs mots et crient à l’invasion.

Junior Medard BIlong

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