L’écrivaine québécoise Jo Ann Champagne à cœur ouvert

 La littérature québécoise et canadienne est assez dynamique et ses auteurs sont reconnus à travers le monde. Nous avons eu l’opportunité de nous entretenir récemment au Salon international du livre de Paris avec  l’écrivaine québécoise Jo Ann  Champagne.

Cette dernière a été libraire, éditrice et attaché de presse avant de devenir la directrice de l’entreprise Les Communications Jo  Ann Champagne Inc. Elle a dirigé un ouvrage collectif de plusieurs auteurs célèbres tels qu’Hubert Reeves, Antonine Maillet, Benoit Lacroix, Fernand Ouellette, Alain Rey, France Martineau, Laurent Laplante, Louise Portal, André Beauchamp, Serge Bile, etc.  L’ouvrage qui s’intéresse aux amoureux du livre, de la lecture et de l’écriture a pour titre : «  Une Incorrigible Passion».  Voici la substance de notre entretien.

 Bonjour Mme Jo Ann Champagne! Vous venez de publier un ouvrage collectif sous votre direction avec plusieurs auteurs bien connus aussi bien au Canada qu’à travers le monde. Qu’est-ce qui a motivé la sortie de cet ouvrage?

J.A.C : Merci beaucoup pour votre intérêt pour ce livre qui a pour titre : « Une incorrigible passion ». Je tenais à offrir aux gens ce livre collectif parce que j’estime que la lecture, l’écriture, la passion des mots et de la poésie devraient être acceptées par tous.  Et j’ai donc invité des gens, des personnes célèbres, des auteurs et écrivains connus à nous partager leur passion pour l’amour du livre. Je crois que la lecture doit être accessible à tous.  C’est pourquoi j’ai aussi demandé au magazine l’Itinéraire qui a pignon sur rue à Montréal de nous donner la possibilité de travailler également avec deux personnes passionnées depuis leur jeune âge par la lecture et l’écriture et qui pensent que cet amour pour le livre a beaucoup influencé leur vie respective. J’ai donc accompagné sur une période de 12 mois, deux personnes du magazine l’Itinéraire qui ont aussi contribué dans cet ouvrage collectif avec d’autres personnalités comme Hubert Reeves, Alain Rey,  Antonine Maillet, Louise Portal, etc. Chacun de ces auteurs a apporté une contribution remarquable au livre. Ce sont tous des gens passionnés qui voulaient communiquer cette passion de la lecture et de l’écriture aux autres notamment aux  personnes qui lisent moins ou sont tout simplement des non lecteurs. L’objectif de cet ouvrage est surtout de convaincre les non lecteurs comment le livre est vibrant et  vise à nous sortir de l’ignorance.

 Est-ce que vous avez le sentiment qu’au Québec, les gens s’intéressent davantage à la lecture qu’en France où vous étiez au Salon du Livre de Paris?

J.A.C : D’après ce que j’ai appris même si je n’ai pas de chiffres exacts, il se pourrait qu’au Québec, on lirait davantage qu’en France per capita si on se fonde sur la population. Il est vrai qu’avec la révolution numérique, il existe désormais d’autres modes de lecture en dehors du papier. Cependant, le livre papier sera toujours bien différent du livre numérique parce que la lecture d’un livre sur un support papier a bien plus d’impact qu’un livre sur image ou numérique. Le rapport au livre n’est pas le même sur un support papier ou numérique. L’odeur n’est pas la même de même que la connivence à un livre sur un support papier.

 Le salon du livre de Paris, par sa grandeur, réunirait en son sein au même moment les salons du livre de Montréal et de Gatineau au Québec. Quelle est la particularité du salon du livre de Paris en comparaison avec le salon du livre de Montréal ou de Toronto par exemple au Canada?

J.A.C : Tout d’abord, en ce qui concerne l’espace ou la superficie, le salon du livre de Paris est plus important par la superficie d’exposition. Par contre, le salon du livre de Montréal, Toronto, Québec, Gatineau ou même Trois-Rivières sont tout aussi d’importants  salons du livre parce que ces salons permettent également aux gens de venir rencontrer des auteurs et de découvrir la production littéraire de leur pays et de l’étranger. Ces salons visent également à élargir les connaissances des lecteurs et permettent aussi à ces derniers de rêver. Le salon du livre de Paris a peut-être beaucoup plus d’auteurs et de nombreux visiteurs qu’à Montréal. Cependant, la littérature québécoise n’a rien à envier à littérature d’ailleurs. Peu importe le pays et le salon du livre, la littérature québécoise devrait voyager partout à travers le monde.

                                                                                             Ferdinand Mayega à Paris

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