Logement sociaux / Mise place d’une politique nationale

Le ministre de l’habitat et  du développement urbain, Jean-Claude Mbwentchou et les acteurs techniques et l’ordre des professionnels du secteur ont tenu un atelier le 02 avril 2018. L’objectif de la rencontre visait à l’élaboration, par l’ensemble de ces acteurs, d’un rapport concerté et consensuel. 

Cette politique s’appuie sur cinq piliers: les ménages, le foncier, le financement, l’industrie appliquée à l’habitat et l’organisation et enfin à la gouvernance. De façon générale, la politique de logement vise la promotion du droit à l’habitat convenable et durable pour tous, tout en favorisant la participation active de toutes les parties prenantes.

Contextuellement, le Cameroun comme plusieurs pays en Afrique fait face à une urbanisation galopante qui se traduit par un taux de croissance démographique qui est estimé à 2,5% en 2014 et un taux d’urbanisation situé à 52% en 2010. Cette urbanisation aboutit à une grande poussée de logements qui se combine avec une économie en recherche de compétitivité et attractivité, un environnement en forte dégradation de sites urbains et en proie à un accroissement des risques industriels, une fonctionnalité empreinte d’une aggravation continue de la congestion urbaine liée a l’augmentation des déplacements motorisés en l’absence de transport publics efficaces. Aussi, une socialité affectée par les problèmes d’accès à l’emploi et aux commodités de base.

Face à ceci, les cadres politiques et stratégiques référentiels, visant entre autre l’émergence à l’horizon 2035 donnent les prescriptions suivantes ; la maitrise de la consommation nécessaire à l’essor industriel, la promotion de l’émergence des agglomérations périphériques, le développement des villes moyennes ou secondaires capables de structurer les activités économiques dans l’espace urbain et de concourir au développement des zones rurales environnementales. « Le triptyque institutionnel : crédit foncier du Cameroun, Mission d’Aménagement et d’équipement des Terrains Urbains et Ruraux, Société Immobilière du Cameroun, n’étaient pas en mesure de répondre à la demande sans cesse croissante de logements convenables et que les produits qu’ils offraient ne pouvaient plus être accessibles même aux classes à revenus moyen. La mobilisation des financements pour l’habitat n’est pas suffisamment massive pour soutenir une production de logement pour le grand nombre et il nous faudrait envisager d’autres mécanismes, notamment à travers les marchés financiers nationaux et internationaux, ce qui implique le développement d’un marché hypothécaire secondaire », a souligné le ministre lors de son propos liminaire.

Cet atelier visait donc à valider la stratégie de la politique nationale de l’habitat, qui fera un état des lieux de ce qui a été fait.  Mettre l’accent sur le foncier pour avoir des logements abordables. Raison pour laquelle il y a un chantier de révision du code et du régime foncier et domanial. Le deuxième accent sera le financement qui passe par les banques. Mais il faudra avoir un système hypothécaire qui est inexistant et également penser au financement de l’habitat social. Le troisième axe important était la fiscalité car le produit fini de l’habitat doit avoir une fiscalité appropriée et le quatrième était l’industrialisation des matériaux.

Jean-Claude Kendeg

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