Mafia foncière: dans le Wouri Les services du Dr Ntone menacent la paix sociale

Bafouant la réglementation en vigueur en matière foncière, les agents de la communauté urbaine de Douala(Cud) se comportant,  à visage découvert  comme de  véritables gangsters,  multiplient de nombreux abus dans la ville de Douala  dont les habitants lassés de subir les humiliations, le chantage  et le rançonnement, menacent de soulever.

Dans de précédents articles, nous avions alerté l’opinion publique sur le danger  des abus en matière foncière qui peuvent devenir  une bombe sociale, pire que boko Haram ou les sécessionnistes,  capable de désintégrer le corps social.  En effet,  dans le cas d’espèce, la récurrence des abus de certains individus qui prétendant procéder de la communauté urbaine de Douala,  commettent de grossiers actes de chantage à l’encontre de populations, serait susceptible de menacer la paix sociale. C’est le cas des casses monstres de la zone de Bonamikano-Bonabéri dont les récents développements ont mis en évidence le rôle trouble de  certains agents de la Cud suspectés de  tentative de corruption et de chantage  sur le terrain objet du titre foncier N°4963.

Tout commence en novembre 2017, lorsqu’une équipe mixte composée des agents de la Cud et ceux de la délégation départementale du  Ministère de l’Habitat et du développement urbain (Minduh)  ont planté la croix de Saint-André, synonyme de destruction, sur certains domiciles de la zone de Bonamikano-Bonabéri. Étonné de ce que certaines parties de son domaine immobilier appartenant au titre foncier N°4963/W  datant de 1973, notamment sur la desserte 4410, reliant la Rue Pasteur Thomas Ekollo à la rue 4379 au niveau du stade Dikollo,  sont concernées par les “foudres” des pouvoirs publics, le sieur Auguste Ebongue, homme d’affaires de son état, se rapproche des services de la Cud. Il leur présente toute la documentation y relative, notamment les permis de bâtir et le plan cadastral des lieux. Pour compléter sa « plaidoirie » de manière à faire triompher la justice,  le    sieur Auguste Ebongue fait un tour dans les services départementaux du Minduh. Partout où il passe,   l’on est d’accord sur la véracité des dires du sieur Auguste Ebongue.

 

La grosse machine de la mafia en action  

 

Un matin, une  dame nommée Céline clarice Djomo débarque au domicile du sieur Auguste Ebongue et  prétend selon l’homme d’affaires  travailler à la Cud. Celle-ci, selon le  sieur Auguste Ebongue  laisse son numéro de téléphone  écrit de sa “propre main d’écriture(677475227) ” et selon le sieur Auguste Ebongue lui susurre à l’oreille de préparer « une importante enveloppe » pour éviter la destruction de son patrimoine immobilier. Méthode récusé évidemment par le sieur Auguste Ebongue  qui  ne voit pas pourquoi il le ferait à partir du moment où il est dans son  bon droit. Selon des recoupements effectués auprès du voisinage, c’est le refus de « coopérer » du  sieur Auguste Ebongue qui va sceller son sort. Puisque le 18 janvier 2018, son patrimoine foncier subira la furie destructrice des bulldozers de la Cud. Fait étonnant, certains domiciles pourtant plus rapprochés de la route que les résidences du sieur Auguste Ebongue vont miraculeusement être épargnés par les bulldozers de la Cud. Peut-être que leurs propriétaires « plus rusés «  que le sieur Auguste Ebongue ont compris qu’il valait mieux « payer » pour avoir la paix

Junior Médard Bilong

 

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