Scandale à Nkolmbong/Douala : 10 millions de Fcfa pour échapper à la casse

Depuis quelques jours, les nombreuses  ombres  des casses monstres opérées par la  Communauté urbaine de Douala(Cud) à l’effet de réaliser l’une des pénétrantes qui donnera accès au Stade de Japoma, à Douala 3, l’un site où se jouera  la coupe des nations de football 2019,  semblent accréditer la thèse de la corruption et autres marchandages de bas étage auprès des populations qui sont prêtent à se rebeller devant les injustices

Josué S. est atterré devant le spectacle qui s’offre à son regard. Il n’en croit pas ses yeux. La maison qui abritait  sa famille, construite  à force de sacrifices et privations après  25 années dans le transport urbain, a été détruite sans ménagement. Et pourtant, la maison de Josué S. est située à plus de 40 mètres de la route et de surcroît dans un… ravin. Mais elle n’a pas échappé à la furie  des pelles excavatrices d’une entreprise dont personne ne connait l’identité. Pire, cette société que l’on attribue à des chinois, dit-on attributaires du marché de la construction de la route du stade,  ne présente aucun panneau, encore moins le moindre papier  n’indique la nature de son activité. Et devant les cris d’orfraie poussés par les populations, les services de la Communauté urbaine de Douala (Cud) faisant profil bas, ont plutôt  choisi  d’envoyer  “au charbon”  deux employés dont la jeunesse et l’imprécision des réponses n’arrivaient pas à calmer la colère  des uns et des autres.

10 millions de Fcfa pour échapper à la casse

Dans ce flou artistique, des curiosités incroyables entourent l’opération. Outre l’absence d’informations sur l’entreprise qui fait la route, le tracé suivi par les casses indiquent que  la  route projetée ne suivra plus le tracé initial conçu il y a quelques années et lequel avait orienté les populations  dans la construction des habitations et autres commerces aujourd’hui détruits. Puis, les nombreux zigzags  et les sinuosités suivis par le tracé des casses, démontre qu’il y a lieu de soupçonner des marchandages financiers et autres ententes illicites. sous cape, l’on parle de la somme de 10 millions de CFA qu’il fallait débourser pour éviter la casse .Dès lors, l’on comprend donc que les casses étant à têtes chercheuses, n’ont visé que les pauvres qui vivent  dans une impécuniosité légendaire. “Comment peut-on casser une habitation située à 40 mètre de la route centrale et qui de surcroit se retrouve à proximité d’un ravin et laisser en l’état une maison qui affleure la route à 20 mètres? N’est-ce pas que c’est la corruption qui a poussé certaines habitations à échapper à la casse, pensent beaucoup de personnes à Nkolmbong.
A l’instar de Josué S., tous ceux qui ont été cassés envisagent de se rebeller devant le refus de la Cud de payer la moindre  indemnisation pour financer le recasement des populations cassées.

Junior Médard Bilong 

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