Yaoundé: Rafles abusives des éléments de la communauté urbaine

les éléments de la communauté urbaine de Yaoundé prêt à exercer leur suprématie

Les commerçants sont tous les jours victimes des abus des agents de la communauté urbaine de Yaoundé. Ils sont en pleurs et espèrent voir la situation s’améliorer.

Il est 12h30 au marché Mvog-Antangana Mballa, ce vendredi 9 février. Les places des vendeurs sont vides. Aucuns commerçants ne proposent ses marchandises aux acheteurs car, La peur de se faire rafler ou de se faire bastonner par les éléments de Joseph Tsimi Evouna les tourmentes. Même les chargeurs et les mototaximans sont victimes de cette situation alarmante. Ainsi dans ce marché, les débrouillards sont aux aguets. C’est la même image au marché du Mfoundi. Les vendeurs lancent le même cri d’alarme.

Les femmes qui viennent des villages environnants pour liquider leurs produits se font rares. «  Ces gens portent tout à leur passage, même si les bagages sont encore dans la voiture, ils déchargent et mettent tout dans leurs camionnette.» Nous révèle une vielle dame venue du village pour vendre ses vivres. « Ils ramassent tout à leur passage ; ils vont même déjà jusqu’à casser nos magasins, prendre tout ce qu’ils trouvent à l’intérieur. Ils ne se limitent plus seulement à arracher les marchandises, ils vont jusqu’à taper copieuse sur les femmes, nous sommes fatigués,  nous ne savons plus quoi faire. Moi, je suis père de huit (08) enfants, actuellement ma première fille est dehors à cause de 40 mil francs qu’il faut pour sa scolarité. Pourtant, avec ma marchandise, 40mil francs c’est rien » relate Désiré, un revendeur de ce marché. « Au moment où ils sont arrivés, je me suis mis à fuir, avec mon filet, ils m’ont poursuivi, et ont arraché mon sac, tout en foulant une bonne raclée. Je me suis retrouvé au sol avec mon bras gauche fracturé » affirme Brice, une victime de ces manifestations. « Ils sont entrés dans ma concession, ont cassé ma porte pour se retrouver aux magasins où les revendeurs gardaient leurs marchandises, ils ont fait des gaffes jusqu’à piétiner la tombe de ma mère. Ils viennent déjà me trouvé jusqu’à dans mes toilettes nu .Je me demande si l’on ne peut plus avoir d’intimité » nous confie papa Charles Essama Essimi, un autochtone de la place.

Les populations sont en pleurs, les jeunes commençants se demandent ce qu’il faut faire. Et surtout si ce n’est pas là une manière de les envoyer au quartier. Si les éléments de Joseph Tsimi Evouna, n’ont plus de limites.  Tout va mal de ce côté et tout d’un coup, la marchandise devient très chère .Ce phénomène freine l’évolution de certaines familles qui ne vivent que du commerce.

Murielle Asse

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